Le 1er mai est un jour férié, chômé et payé. C’est la fête du travail et personne, sûrement
pas Nous France et Xavier Bertrand, n’a eu la moindre intention de remettre en cause
cette conquête sociale.
La coutume voulait que les fleuristes pour vendre le traditionnel brin de muguet et les
boulangers puissent ouvrir et travailler par exception.
Nous n’avons jamais accepté que le travail soit sacrifié par hésitation ou par peur.
Tout allait bien jusqu’au jour récent où des inspecteurs du travail zélés ont décidé de
verbaliser d’une amende dépassant parfois 7500€ certains de ces commerces ouverts
le 1er mai.
En concertation avec la ministre des Affaires sociales de l’époque, Catherine Vautrin, il
a été décidé de légiférer pour sécuriser et libérer le travail au sein de ces entreprises.
J’ai rapporté ce texte déposé par le groupe Union Centriste au Sénat et résisté à toutes
les pressions pour trouver un équilibre qui devait permettre aux salariés de ces
commerces de travailler le 1er mai sur la base du volontariat, en étant rémunérés
double.
Les syndicats avaient alors exprimé leur hostilité, surtout la CGT, mais c’était maîtrisé.
Hélas, un calendrier bousculé à l’Assemblée nationale et des débat hystérisés ont
entraîné une hésitation du gouvernement effrayé par une éventuelle censure. Certains
pouvaient alors légitimement croire que le gouvernement, par impuissance ou vacuité,
allait une fois encore sacrifier le travail et la production de richesse.
Le 1er mai reste une conquête sociale, mais aussi une liberté pour ceux qui veulent travailler.
Est-ce sous la pression de l’opinion, des parlementaires du bloc central ou des
syndicats professionnels que le Premier ministre a finalement tranché ce 17 avril ? Peu
importe, ne boudons pas notre plaisir que le bon sens l’ait emporté. Les boulangers
indépendants, artisans et fleuristes indépendants pourront ouvrir ce 1er mai. Sébastien
Lecornu a également annoncé qu’un nouveau projet de loi dans cet esprit sera présenté
au conseil des ministres avant le 1er mai.
Cette saga du 1er mai renforce plus encore notre intention de libérer le travail et de
mieux le payer. C’est la clé pour que la France retrouve sa prospérité et sa fierté.
Notre conviction d’imposer la question économique et sociale à l’occasion de
l’échéance des élections présidentielles en sort incontestablement consolidée.
Olivier HENNO
Sénateur du Nord