Avant la présidentielle, Xavier Bertrand se pose en «opposant d’intérêt général» (Libération)

Le président de la région Hauts-de-France et du mouvement «Nous France» a réuni ses sympathisants, samedi 25 octobre, dans son fief de Saint-Quentin, dans l’Aisne. En tournée pour son nouveau livre, il veut toujours incarner l’antidote à l’extrême droite et la défense des «classes moyennes».

C’est depuis son fief de l’Aisne, à Saint-Quentin, ville dont il fut maire, que le patron de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a choisi de rassembler samedi ses militants en vue de préparer la prochaine échéance : 2027.
«Rien n’est jamais écrit», répète-t-il, citant le titre de son ouvrage. Devant plus de 800 personnes, selon les organisateurs, Bertrand s’affiche en «opposant d’intérêt général», qui a pour «boussole, pour ADN, l’intérêt général». Une manière de se démarquer, pour celui qui n’appelle ni à une dissolution ni à une présidentielle anticipée. D’ici au prochain scrutin présidentiel, l’ancien ministre du Travail veut «redonne(r) la parole aux Français», via un référendum. Sur la table: l’idée d’un «conseiller territorial» fusionnant les mandats de conseiller régional et départemental, les peines planchers, les quotas migratoires ou une «règle d’or budgétaire». Des marqueurs de

droite bien classique.

Alors que les députés ont commencé vendredi l’examen du projet de loi de finances, il estime qu’un «autre budget est possible», «celui
qui préfère la baisse de la dépense publique à la hausse des impôts» et cogne contre Gabriel Zucman, «le gourou des enragés de l’impôt».

L’ex-ministre cultive toujours son credo: la défense des «classes moyennes» et une droite hostile au RN. Il réclame toujours une «clarification» à Bruno Retailleau.

«La République française ne divise pas, n’oppose pas les Français entre eux en fonction de leur prénom, de leur religion, de leur couleur de
peau», charge-t-il, avant d’évoquer les anciens électeurs de sa famille séduits par le parti à la flamme: «Ils ne reviendront pas si nous parlons comme le RN, si nous pensons comme le RN.» A droite, Xavier Bertrand sa qu’il va devoir jouer des coudes d’ici à 2027. Avec
Bruno Retailleau, avec Laurent Wauquiez, avec Edouard Philippe. En marge des Républicains, il s’active à la recherche de financements.

«Je ne vais pas aller faire un emprunt en Russie», décoche-t-il à l’endroit de Marine Le Pen. A une primaire réclamée notamment par Wauquiez, l’ex-ministre préfère les sondages. Rendez-vous après l’été 2026, martèle-t-il: «Tous ceux qui sont à 5%, rideau!»

Le seuil est fixé.

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