Le président LR des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, s’est présenté samedi comme « le candidat des classes moyennes » contre les « extrêmes » pour l’élection présidentielle de 2027, lors d’une rencontre de son mouvement Nous France à Saint-Quentin (Aisne), son fief.
« Maintenant, on est engagés pour 2027 », a assuré devant la presse le ténor du parti de droite Les Républicains dont le nom a plusieurs fois circulé pour Matignon.
« Notre ADN est clair, c’est le refus total des deux extrêmes: ni LFI, ni RN », a ajouté le président des Hauts-de-France en marge de la journée de rentrée de Nous France, qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes.
« J’entends bien me préparer, bien mieux que la fois dernière », a déclaré Xavier Bertrand, qui a échoué en 2021 à se faire désigner candidat des Républicains pour la présidentielle, et se dit prêt cette fois à « dépasser les seuls partis politiques ».
Son objectif: « donner le sentiment aux Français qu’il y a un espoir, qu’on n’est pas condamné à avoir 17 mois d’immobilisme » suivis de « ce duel mortifère Bardella-Mélenchon ».
Le président des Hauts-de-France a proposé, sans attendre 2027, « une autre réforme des retraites » qui prenne en compte la durée de cotisation plutôt que l’âge de départ, ainsi qu’une « réforme du système des bourses » ou une baisse de l’impôt sur le revenu « pour les premières tranches ».
Il préconise par ailleurs la mise en place de « quotas migratoires », ou d’un septennat non renouvelable pour le président.
« Je suis un opposant d’intérêt général » incarnant « la droite populaire », a-t-il affirmé, rappelant qu’il avait « toujours été un opposant » à Emmanuel Macron.
Xavier Bertrand, en tournée médiatique ces derniers jours pour la sortie de son livre « Rien n’est jamais écrit », s’est cependant positionné contre une démission du président de la République « qui ne ferait qu’affaiblir nos institutions ».