Article de Yves-Marie Robin
Le président de la région Hauts-de-France était, dimanche, à Lorient. Il devrait partir officiellement en campagne en fin d’année.
Début 2024, vous annonciez à Ouest-France avoir « bien l’intention d’être candidat en 2027 ». Où en êtes-vous aujourd’hui?
Le moment n’est pas encore venu de déclarer ma candidature. Cela a un avantage: je n’ai pas de micros, ni de caméras devant moi. Je peux parler directement avec les gens, comme ce dimanche, au Festival interceltique de Lorient.
À quel moment vous declarerez-vous ?
A la fin de l’année, pas avant. C’est en famille à Noel ou entre amis au Jour de l’an, que l’on commencera à parler présidentielle.
Sous quelle étiquette vous présenterez-vous ?
Je serai un candidat indépendant. Je ne veux pas revenir dans le jeu des partis. La droite qui est la mienne, c’est une droite gaulliste, une droite Chirac sans jamais composer avec les extrêmes.
Avez-vous commencé à collecter des parrainages ?
Oui. Avec mon mouvement Nous France, je dispose d’un maillage de militants. Je peux aussi compter sur le soutien de nombreux maires, présidents de département, parlementaires… Par ailleurs, cela fait un bon moment que j’ai commencé à lever des fonds pour cette élection.
Quel projet défendez-vous ?
En politique, il y a les diseux et les faiseux. Moi, je suis un faiseux. Dans la région Hauts-de-France que je préside, l’allocation de rentrée scolaire pour les lycéens est versée à tout le monde. Les salariés devant prendre leur voiture pour aller au travail, les parents faisant garder leurs enfants parce qu’ils travaillent sont tous aidés financièrement… Tout ce que je fais pour 6 millions de personnes, je peux le faire pour 68 millions de Français.
Je veux proposer un projet qui fait envie, un changement complet.
Lequel ?
Je n’ai rien à voir avec les dix ans venant de s’écouler. Avec Jean-Louis Borloo, je défends une République des territoires pour renouer avec l’efficacité. Paris s’occupe de trop de choses et met trop de freins aux initiatives locales.
Les Français se souviennent aussi que j’ai battu Marine Le Pen aux régionales.
Je suis également très attaché à la culture qui ne peut pas être une variable d’ajustement budgétaire… Si je suis candidat, ce sera pour un seul mandat de cing ans. Pour réussir, il faut être débar-rassé de l’obsession de la réélection.
Je serai, par ailleurs, à la tête d’un collectif avec des politiques et des non-politiques.
Vous étiez ces dernières heures en Alsace, dans le Var, en Morbihan… Que vous disent les Français ?
Que je connais la vie, que j’ai les pieds sur terre en tant qu’ancien entrepreneur et aujourd’hui élu local. Ils se souviennent aussi que j’ai battu Marine Le Pen aux régionales.
Bruno Retailleau, Gabriel Attal, Edouard Philippe, Dominique de Villepin, vous… Cela fait beaucoup de monde au centre et à droite!
Au final, il n’en restera qu’un. Personne ne pourra jouer au kamikaze. Les sondages diront qui a le plus de chances de battre le RN, de rassembler pour avoir une majorité à l’Assemblée et sortir du bourbier que l’on connait.