Xavier Bertrand (LR) «prépare» la présidentielle, mais exige une clarification politique de son parti (Le Figaro)

Le président des Hauts-de-France, qui ne masque plus ses ambitions élyséennes, appelle à un éclairage de LR sur la ligne à adopter pour 2027.

Il y a pile deux semaines, le président LR des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, faisait la tournée des matinales pour assurer la promotion de son dernier ouvrage, Rien n’est jamais écrit. Ce jeudi matin, sur BFMTV, il a réaffirmé ses ambitions présidentielles, tout en exigeant une clarification sur la ligne de son parti, présidé par Bruno Retailleau.

«Je me prépare à l’élection présidentielle, sans refaire les erreurs du passé», a assuré le président de Nous France, ce mouvement aux airs d’incubateur présidentiel. L’ancien ministre sarkozyste, qui défend un «projet pour les classes moyennes», assure : «J’ai demandé que Bruno Retailleau nous précise clairement si chez LR on est capable de dire ni-LFI et ni-RN». L’ancien candidat à la primaire LR de 2021 a toujours été farouchement opposé à un rapprochement avec le parti lepéniste.

«J’aimerais bien savoir où en sont les Républicains», a-t-il railléEt de poursuivre : «Beaucoup chez LR savent dire ni LFI, ni LFI», en référence aux prises de position de l’ex-locataire de Beauvau, Bruno Retailleau. Lors du second tour de l’élection législative anticipée dans le Tarn-et-Garonne, opposant un candidat du parti d’Éric Ciotti, désormais allié avec le RN, et un candidat socialiste – le Vendéen avait martelé «tout sauf la gauche» . Une position que le président des Hauts-de-France n’a pas digérée. «Quand on connaîtra exactement ce que mon parti souhaite faire, je dirai ce que j’en pense», a lancé Xavier Bertrand, alors que son parti est en pleine concertation sur les conditions d’une primaire.

Dans la même matinée, sur Europe 1/CNEWS, Gérard Larcher a été invité à se prononcer en cas de duel LFI-RN après que le sénateur LR Roger Karoutchi a assuré qu’il voterait pour le parti à la flamme. «Je voterai blanc», a indiqué le président du Sénat avant de renchérir : «J’ai une position très claire».

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