Le président de la région Hauts-de-France et du mouvement «Nous France» a réuni ses sympathisants, samedi 25 octobre, dans son fief de Saint-Quentin, dans l’Aisne. En tournée pour son nouveau livre, il veut toujours incarner l’antidote à l’extrême droite et la défense des «classes moyennes».
droite bien classique.
Alors que les députés ont commencé vendredi l’examen du projet de loi de finances, il estime qu’un «autre budget est possible», «celui
qui préfère la baisse de la dépense publique à la hausse des impôts» et cogne contre Gabriel Zucman, «le gourou des enragés de l’impôt».
L’ex-ministre cultive toujours son credo: la défense des «classes moyennes» et une droite hostile au RN. Il réclame toujours une «clarification» à Bruno Retailleau.
«La République française ne divise pas, n’oppose pas les Français entre eux en fonction de leur prénom, de leur religion, de leur couleur de
peau», charge-t-il, avant d’évoquer les anciens électeurs de sa famille séduits par le parti à la flamme: «Ils ne reviendront pas si nous parlons comme le RN, si nous pensons comme le RN.» A droite, Xavier Bertrand sa qu’il va devoir jouer des coudes d’ici à 2027. Avec
Bruno Retailleau, avec Laurent Wauquiez, avec Edouard Philippe. En marge des Républicains, il s’active à la recherche de financements.
«Je ne vais pas aller faire un emprunt en Russie», décoche-t-il à l’endroit de Marine Le Pen. A une primaire réclamée notamment par Wauquiez, l’ex-ministre préfère les sondages. Rendez-vous après l’été 2026, martèle-t-il: «Tous ceux qui sont à 5%, rideau!»
Le seuil est fixé.